vendredi 29 mars 2013

"L'infobésité": comment la soigner


L'apprentissage d'une recherche sur internet n'est pas enseigné à tous les utilisateurs. On apprend sur le tas, par quelqu'un qui en connaît un peu plus. Par exemple, ne chercher qu'avec un moteur seulement, ou avec un seul mot clé à la fois. Pour certains sujets, on tombe que sur des forums ou il est ardu de trouver une information de qualité. La tentation est grande de prendre que les premiers liens offerts dans les moteurs de recherche. Ne chercher que dans une langue aussi pose des limites, car il existe beaucoup plus de sites anglophones.

Tel que vu dans la lecture du module 8 sur les impacts du web et sur les perspectives, celui-ci donnera accès à toutes les connaissances et sera aussi l'outil pour enseigner, se soigner, faire du commerce, socialiser, se divertir ou s'informer. La capacité d'emmagasiner toutes ces données explose au point où l'on aura peut-être plus besoin de disque dur chez soi, un simple disque virtuel (ex : google drive, dropbox, etc.) sera nécessaire. L'entreposage de cette masse de données est une chose, mais le réseautage, les liens et l'indexation de toute cette information sont encore plus importants. Comment s'y retrouver?

Ici je dois vous avouer que j'aime beaucoup les outils de Google. Ils sont faciles à utiliser, nous propose que le nécessaire et j'aime bien cette pratique. Bien sûr, ceci n'est pas gratuit, car toutes informations que l'on fournit sont habilement réutilisées pour nous offrir des sites d'intérêts similaires (annonces ou sites ayant le même sujet). Ce site, sans tambour ni trompette, comme certain d'autres outils, ajoutent des outils très puissants à son produit et ils méritent d'être explorés lorsque l'on doit utiliser de l'information web. L'article publié sur "antlantico" décrit plusieurs produits de Google que je ne soupçonnais pas. Pour aider à la recherche sur le net, Google propose un cours en ligne "Advanced Power Searching". Avec l'aide de vidéo, on apprend comment raffiner sa recherche, c'est bien fait.

Toutefois, il faut être conscient du danger, tel qu'exprimé entre autres par l'écrivain Carr dans son article "Google Making Us Stupid?" il peut y avoir des effets secondaires, dont la baisse de concentration à lire des articles longs ou des livres plus costaux. 
Le moteur de recherche synthétise une grande partie du travail intellectuel (rechercher, désambiguïsé, interpréter) en proposant une connaissance basée sur un fil d’Ariane d’hyperliens plutôt qu’un engagement dans une réflexion soutenue

Il n'y a pas de traitement unique à "l'infobésité", trop de variables confondantes doivent être considérées. Les aptitudes cognitives, la méthode de travail, la langue, le sujet, etc. Selon le point de vue adopté, on le voit, le web social peut être une dérive ou une opportunité, c'est bien vrai!

Les médias sociaux et la santé


Le Web nous propose plusieurs outils ou site pour trouver de l'information sur la santé, autant pour les patients que pour les professionnels. Je suis sensible aux informations de qualités sur le web et il n'est pas facile d'en faire le tri, car il y en a de toutes sortes. On retrouve des forums pratiquement sans modération, où des patients posent des questions et où les réponses sont troublantes, particulièrement quand elles proviennent d'autres patients, mais aussi, on y trouve des sites d'une qualité exceptionnelle pour l'abondance, l'organisation et la qualité des informations que l'on y retrouve. Ici nous faisons face à l'obligation de vérifier la réputation ou la fiabilité des sources que nous consultons. Christine Thoër résume dans son billet les résultats d'une enquête publiée en 2013 (Health online). On y apprend que 89 % des américains utilisent internet et parmi eux 72 % d'entre eux l'ont utilisé pour trouver de l'information sur la santé au cours de la dernière année. Le pourcentage augmenterait considérablement si la période de référence (dernière année) n'était précisée. Elle indique entre autre, tout le problème que représente l'importance du référencement. En effet, la majorité va utiliser Google, Yahoo, etc. pour faire leur recherche et les sites qui apparaissent en premier, ne sont pas nécessairement les meilleurs! Les chances de tomber sur un Forum sont très élevées, mais la qualité de l'information est discutable. Elle indique également que 
malheureusement, les sources validées et fiables (sources institutionnelles notamment) ne sont pas toujours les mieux référencées.
Voici quelques exemples que j'ai recueillis au cours des dernières semaines.

Forum
La majorité des personnes qui apprennent qu'ils ont une maladie ont comme réflexe, et ce peu importe la gravité, est d'aller trouver des informations sur internet. Faites l'expérience de recherche de l'information sur le cancer du sein et les effets secondaires des traitements, les histoires d'horreurs sont malheureusement fréquentes et sans contexte. Ou encore, dès qu'apparaît une douleur persistante, le réflexe est d'entrer le symptôme sur Google et l'univers s'ouvre. Voici un exemple de Forum, qui sort rapidement dans les moteurs de recherche, qui semble bien structuré au premier regard, mais lorsque l'on se met à lire le contenu, c'est n'importe quoi!

Heureusement, il y a plusieurs sites créés et gérer par des associations reconnues, des fondations ou des sites gouvernementaux qui sont très bien faits. À titre d'exemple, le site Info-Santé permet de faire une recherche sur n'importe quel sujet et retourne une liste des sites fiables, pour le Québec. Un autre site est celui de PatientLikeMe qui documente près de 1000 conditions et qui permet de mettre en lien des professionnels et des patients.

Blogue
J'ai conservé des blogues que je trouvais particulièrement bien faits et qui sont surtout spécialisés en médecine. D'abord celui de KevinMD.com qui contient des billets extrêmement intéressants sur tous les sujets, particulièrement le volet média social où l'on trouve plusieurs articles qui peuvent être d'intérêt pour tous (médecins et patients) et aussi, démontrent l'utilité à ce que nos professionnels soient branchés.
Un autre site est Life In The Fast Lane celui là plus spécialisé en médecine d'urgence, sympathique et sérieux à la fois, utilisent plusieurs applications pour transmettre des messages dont plusieurs vidéos. De plus, on y retrouve un recensement exhaustif de blogues reliés à la médecine d'urgence, et ce partout dans le monde.

Les professionnels aussi font face à une multitude de sites web qui peuvent les informer et qui peuvent être discutables en termes d'objectivité. En effet les compagnies pharmaceutiques peuvent très bien commanditer un illustre médecin blogueur, sans que celui-ci révèle cette information. D'où l'avantage du blogue qui permet aux lecteurs de laisser des commentaires.Toutefois, l'auteur peut très bien filtrer les commentaires qui discuteraient un des billets! Pas facile...

Wiki
Un autre site documentaire celui-là est Wiki Doc "The living textbook of medecine". On y retrouve une masse d'information considérable dans toutes les disciplines de la médecine. C'est le Wikipédia de la médecine et la mise à jour est continuelle. Voyez la ligne d'actualisation des articles au bas du site, c'est impressionnant. C'est le site le plus complet que j'ai trouvé qui s'adresse autant aux professionnels qu'aux patients. Il y a également plusieurs articles sur l'actualité médicale.

Un dernier truc 
Au Québec, c'est connu, il est difficile d'avoir accès à son médecin de famille, lorsque c'est nécessaire, c'est à dire, de façon urgente! Après avoir fait une recherche sur internet parce que l'on est inquiet pour un symptôme persistant et que l'on est sûr d'avoir le cancer après avoir lu tous ces sites, il faut aller voir un docteur! Il existe un site de recherche qui peut aider à trouver un rendez-vous très rapidement auprès d'un médecin. Ce site est Bonjour-Santé et il est en place depuis quelques années seulement et sera peut-être recommandé par le Gouvernement du Québec comme outil de gestion des rendez-vous dans les cliniques médicales. Il en coûte 15 $ au patient pour faire la recherche et est payable seulement si le rendez-vous est trouvé et l'inscription confirmée. Actuellement ils ont une centaine de cliniques qui utilisent leurs systèmes d'inscription et cela semble efficace.
Toutefois, il est toujours mieux d'aller voir son médecin de famille, quand on en a un,car il nous connaît mieux et la discussion sur un hypothétique cancer en sera, peut-être facilité!


L'impact des médias sociaux sur la santé est colossal. Avec l'arrivée des dossiers cliniques électroniques (tellement en retard) au Québec, les communautés web de patients ou professionnels qui explosent. Il n'est pas facile de s'y retrouver et de suivre l'actualité. C'est pourquoi je crois qu'un leadership fort de nos gouvernements doit être mis en place pour le filtrage des informations, la diffusion et le référencement mieux adapté pour aider la population à s'y retrouver.




mardi 26 mars 2013

Impact des nombreux changements sur FaceBook

Les plateformes évoluent et s'adaptent pour demeurer concurrentielles tout en tentant de garder captives les abonnées et bien sûr, en recruter d'autres. Les changements qu'apporte Facebook depuis un certain temps ne font pas nécessairement plaisir à tout le monde. Le billet de Sébastien Capella le documente bien. FB a évolué en offrant des options attrayantes et utiles, mais depuis son entrée en bourse, on observe des changements qui rejoignent les pratiques commerciales davantage que sociales. Bien sûr, les investisseurs en veulent pour leur argent et FB doit être plus rentable. Il y a eu le changement de look avec TimeLine, les paramètres de sécurités qui ont augmenté, pour sécuriser les utilisateurs, mais aussi par obligation. La publicité commence à être de plus en présente et envahissante. À titre d'exemple, auparavant seulement les fans avaient la publicité, maintenant grâce à son panier de services dont le but est d'augmenter la portée  des annonces, ce sont aussi les amis des fans qui verront ces publicités.  On se sent parfois agressé par une annonce qui apparaît dans l'actualité, tout comme les publicités à la télévision. En juin 2012, FB a changé de façon unilatérale les adresses FB des abonnées. Ceci a mis en colère des millions d'utilisateurs. Ces derniers jours, ils ont présenté une nouvelle interface de « Flux de l'actualité », qui selon Capella, dérangera encore les utilisateurs. Bientôt, FB offrira Graph Search, un moteur de recherche qui permettra de faire de la recherche dans les contenus du réseau social, mais pas sur internet. Voici la raison pour laquelle le fondateur Mark Zuckerberg veut ajouter cette option:

« Nous considérons Facebook comme une grande base de données sociale [et] comme n'importe quelle base de données, on devrait pouvoir faire des recherches dedans », a expliqué avec ferveur Mark Zuckerberg au siège californien de sa firme.

Dans son billet sur le futur des médias sociaux, notre collègue Martin Brouillard aborde, entre autres, la question sur l'actuelle pratique de la publicité sur FB et si cela ne pourrait pas pousser certains internautes vers d'autres sites. Le billet de Allison Shontell répond à sa question et indique que déjà les ados délaissent FB, car devenu trop « boring ». Ils délaissent pour utiliser de plus en plus d'autres outils tels que Instagram. FB est d'ailleurs conscient de ce changement chez les ados. 

Enfin ces nombreux changements qui peuvent déranger, car il devient difficile de s'y retrouver. De plus, beaucoup des options mises en place ne sont pas utilisées par la majorité des utilisateurs. Mais ce que je retiens davantage, comme l'indique Sebastion Capella, le fait que tout ce que l'on écrit ou aime soit utilisé est franchement troublant. Ce qui est gratuit ne l'est pas vraiment. Sans donner de l'argent, on fournit la matière pour permettre d'autres d'en faire sur nos données personnelles!

lundi 25 mars 2013

Activité-B: Bilan sur le blogue des défis



Les composantes de mon initiative et leurs liens 

J’ai choisi comme objet de promotion, la pratique de l’activité physique et l'adoption de bonnes habitudes de vie, par le biais de défis à relever, et ce peu importe le niveau de la condition physique. J’ai créé un blogue « Le blogue des défis » dans lequel j’ai ajouté un billet par semaine depuis le 23 février, le dernier billet a été publié le 18 mars. J’ai pu lier cette initiative à d’autres défis qui sont lancés chaque année, principalement par le groupe Acti-Menu et la direction de la santé publique. Ces activités proposées par eux sont le défi J’arrête j’y gagne!, le concours Défi Santé 5/30 Équilibre. J’ai également proposé plusieurs autres sites pour aider les lecteurs à trouver un évènement sportif (marche, course, vélo) et les inciter à s’y inscrire pour augmenter la motivation. Les sites proposés sont les suivants :


J’ai tenté d’augmenter la motivation par une relation avec les dons, soit à des organismes reconnus, ou à eux-même en investissant dans leur santé!


Les activités menées

J’ai utilisé comme outil de promotion : Facebook, Twitter, Google+ et Diigo. À chaque nouvelle publication, je composais un message pour amener les lecteurs à consulter mon blogue. Je le modifiais en fonction de la plateforme, car je n’ai pas les mêmes abonnés pour ces sites. Sur Twitter, je suis abonnée à 26 personnes ou groupes, liés au domaine du web social, de la santé ou du monde sportif. Pour Google+ ce sont principalement des collègues de travail. C’est Facebook qui en contient nettement plus avec plusieurs amis (e)s et membres de la famille. Lors de la publication de mon premier billet, j’ai envoyé un courriel à quelques personnes qui ne sont pas sur les réseaux sociaux.


Analyse des résultats

D’abord je dois dire que je suis agréablement surprise du résultat. Je crois que cela vient du fait que j’ai pris un sujet qui touche tout le monde et aussi, que beaucoup des consultations ont été fort probablement réalisées par des personnes qui me connaissent. Voyons les statistiques de consultation pour tout le mois :

Graphique du nombre de pages vues (23 février au 25 mars)


Tout d’abord, je dois mentionner que j’ai sélectionné l’option de ne pas comptabiliser mes propres consultations. C’est lors du lancement que le site a été le plus consulté. En général, je publiais le lundi et les consultations se sont réalisées sur 3 trois jours en moyenne pour ensuite retomber jusqu’au prochain billet. Le dernier billet était davantage personnel, ce qui a probablement contribué à une plus grande lecture de la part des personnes qui me connaissent ou qui sont sensibles à la cause des cyclistes. On constate mieux l’effet du sujet du message sur les consultations avec le graphique suivant :

Graphique du nombre de pages vues selon le billet
 


En ce qui concerne la provenance, il est intéressant de voir que certaines consultations ont été réalisées à partir des États-Unis, de l’Allemagne, de la Finlande et de la France. Je pense que c’est par le biais de Twitter et Diigo que j’ai pu rejoindre ces personnes. 

 Graphique du nombre de pages selon le pays d'origine



Enfin, je trouve intéressant d’observer les statistiques des systèmes d’exploitation. En effet, elles indiquent qu’il faut de plus en plus penser aux plateformes mobiles lorsque l’on publie un site ou un blogue. Ici, 27 % des consultations provenaient d’un appareil mobile ou d’une tablette. 

Graphique du nombre de pages selon le système d’exploitation



Enfin, voici le graphique qui présente les principales références :

Graphique du nombre de pages selon la référence




De toute évidence, c’est Facebook qui a été la meilleure source. J’attribue cela au fait que c’est l’endroit où j’ai le plus de contacts. Pour les autres, il y a des entrées directement sur le site avec l’adresse, possiblement les personnes sensibilisées par courriel. Il y a Twitter par l’entrée (t.co, tinyurl). Twingly, un moteur de recherche parmi les blogues et finalement, ce qui semble être des références par courriel (yahoo).


Les principaux facteurs qui ont aidé ou nui à la visibilité de mon initiative

Ce qui a aidé est probablement le sujet qui pouvait rejoindre à peu près tout le monde. Une sensibilisation comme celle-là est plus facile à promouvoir qu’un outil spécialisé web ou un langage de programmation, particulièrement dans mon entourage immédiat. Ce qui aidé également est l’ajout d’un billet chaque semaine. Je tentais de varier mon message et de capter l’attention afin de rejoindre le plus de personnes possible. Enfin, la popularité du dernier billet vient probablement du fait qu’il portait un message plus sensible.

Je crois qu’une version anglaise aurait aidé à rejoindre davantage de personnes, surtout les groupes anglophones auprès desquels je me suis abonnée. Je crois également que le fait d’avoir envoyé un courriel aux personnes non présentes sur les réseaux qu’une fois a nui. J'ai remarqué également qu'un rappel aux heures de pointe de l'utilisation de Facebook aurait aidé davantage. Finalement, j’aurais pu aller davantage annoncer mes défis sur différents sites qui font la promotion de l’activité physique.